Arancha Gonzalez Laya accorde une mention « très bien » à la présidence française du Conseil de l’UE qui vient de s’achever, entre autres pour « la manière dont la France a travaillé pour une réponse unie de l’Europe face à la guerre en Ukraine ». Car lors de cette présidence, « l’UE a réagi d’une manière ferme, et de la manière dont elle entend être la plus efficace : à la fois soutenant l’économie ukrainienne, en fournissant des armes à l’armée ukrainienne pour qu’elle puisse se défendre – et ça c’est une nouveauté aussi pour l’UE – et aussi en prenant des sanctions dont l’objectif est de rendre plus difficile le financement de cette guerre pour Vladimir Poutine ». Des sanctions qui auront « un effet dans les moyen et long termes », souligne-t-elle.

Accorder à l’Ukraine un statut de candidat à l’adhésion à l’Union européenne, est, selon l’ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères, « un signal très fort vis-à-vis de Vladimir Poutine, qui voulait justement éviter que l’Ukraine soit plus proche de l’UE, qu’elle soit plus proche de l’Occident… et c’est également un signal très clair vis-à-vis des citoyens ukrainiens car, pour eux, l’idée de faire partie de l’UE, l’idée de faire partie de l’Europe était un désir exprimé d’une manière très forte, qui ne date pas d’hier ! » Elle reconnaît cependant que « d’ici à ce qu’elle devienne membre de l’UE, il va falloir un processus long », prenant comme exemple son pays, l’Espagne, qui a dû pour intégrer l’UE, « ajuster son économie, ses institutions et ses lois à celles de l’Union européenne ».